Funérailles
Il existe différents types de funérailles : les
funérailles d'État, les funérailles nationales, les funérailles civiques
et les funérailles privées; les trois premières sont considérées comme
officielles. Le gouvernement du Québec est particulièrement concerné par
les funérailles d'État et les funérailles nationales parce qu'il en
précise le cérémonial et qu'il en confie la coordination à son
Protocole; ce sont les funérailles officielles qui sont sous sa
responsabilité.
Dans le cas des funérailles civiques, le Protocole
intervient auprès des organisateurs lorsque des représentants du
gouvernement veulent y assister. Le Protocole peut également agir à titre
conseil auprès des organisateurs, et cela, à leur demande.
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Les types de funérailles
Lorsqu'une personnalité québécoise décède, le gouvernement du Québec peut décider de souligner l'apport du défunt à la société québécoise en offrant à la famille de tenir des funérailles d'État ou des funérailles nationales.
La famille peut souhaiter s'en tenir à des funérailles privées et refuser l'offre du gouvernement. Elle peut également souhaiter qu'une partie des funérailles, par exemple la cérémonie religieuse ou
l'hommage rendu au défunt, soit publique, alors que la chapelle ardente restera privée. Il s'agira quand même de funérailles d'État ou nationales, même si toutes les étapes ne sont pas publiques. Une famille pourrait accepter la tenue de funérailles d'État ou nationales, mais refuser l'entrée des médias aux cérémonies.
On ne peut comparer les funérailles d'une personnalité avec celles d'une autre, parce que les familles font des choix différents. Pour le gouvernement, l'essentiel est que les cérémonies organisées reflètent les souhaits de la famille.
En acceptant l'offre du gouvernement, la famille donne la possibilité à un grand nombre de Québécois de rendre hommage au défunt. En confiant la coordination de ces funérailles au Protocole, le gouvernement dégage la famille en deuil de l'organisation de telles funérailles.
Les funérailles officielles
Les funérailles d'État sont réservées aux ex-premiers ministres ou à un premier ministre en exercice et très exceptionnellement à un ex-ministre. Les funérailles nationales, quant à elles, sont réservées aux personnalités qui ont marqué la vie politique, culturelle ou sociale du Québec,
selon une décision du gouvernement. C'est le cérémonial retenu, c'est-à-dire le décorum et la forme que prennent certaines étapes, qui fait la différence entre ces deux types de funérailles. Le cérémonial le plus formel et le plus détaillé est réservé aux funérailles d'État.
Le cérémonial formel prévoit que la salle du Conseil
législatif de l'hôtel du Parlement peut être retenue pour l'exposition de la
dépouille d'un ex-premier ministre ou d'un premier ministre en exercice. Le
public peut s'y déplacer pour rendre hommage au défunt et présenter ses
condoléances à la famille. La mise en berne du drapeau du Québec se fait dès
l'annonce du décès et dure jusqu'au crépuscule du jour des funérailles, pour
tous les drapeaux visés par le Règlement sur le drapeau du Québec. Enfin,
des agents de la Sûreté du Québec portent le cercueil, qui est recouvert du
drapeau du Québec.
Le cérémonial retenu pour les funérailles nationales est
plus simple. La chapelle ardente ou l'exposition de la dépouille du défunt
peut se faire dans une maison funéraire ou à tout autre endroit jugé adéquat
comme un musée, une salle communautaire, etc. Ce choix se fait en tenant
compte du secteur d'activité marqué par l'action du défunt. Par exemple, le
hall d'entrée d'un musée peut être choisi pour la chapelle ardente d'un
représentant du milieu culturel. Les drapeaux du Règlement seront mis en
berne le jour des funérailles, de l’aube au crépuscule, la journée des
funérailles.
Les funérailles civiques sont organisées par un groupe
qui vient aider et soutenir la famille dans son deuil. Il peut s'agir d'une
association à laquelle appartenait le défunt, ou d'une collectivité très
touchée par le décès. Par exemple, une association de policiers ou de
pompiers peut vouloir rendre hommage de façon plus officielle à un de ses
membres décédé dans l'exercice de ses fonctions. Une municipalité peut se
sentir concernée par le décès de son maire et décider d'aider la famille
éplorée.
Le gouvernement n'est pas impliqué dans l'organisation des
funérailles civiques. Cependant, le Protocole peut être sollicité par les
organisateurs, qui veulent connaître la procédure à suivre dans de telles
circonstances. Si un membre du Conseil des ministres souhaite assister aux
funérailles, le Protocole peut entrer en contact avec les organisateurs pour
faciliter sa participation et convenir du moment où il pourra offrir ses
condoléances à la famille.
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