Nouvelle page 1
Mobilité des
travailleurs
Signature d'une entente historique entre
la France et le Québec
Québec, le 17 octobre 2008 - Le
premier ministre du Québec, Jean Charest, et le président de la
République française, Nicolas Sarkozy,
ont signé aujourd’hui à Québec, une
entente sans précédent en matière de
reconnaissance des qualifications
professionnelles. Par cette Entente, la
France et le Québec adoptent une
procédure commune de reconnaissance des
qualifications professionnelles qui
viendra faciliter et accélérer
l’acquisition d’un permis pour
l’exercice d’un métier ou d’une
profession réglementé sur l’un et
l’autre territoire.
Constatant l’accroissement des
investissements et la multiplication des
partenariats d’affaires entre les deux
territoires ainsi que l’important
mouvement des travailleurs, des
chercheurs et des étudiants qui existent
déjà entre le Québec et la France, le
premier ministre Charest et le président
Sarkozy ont voulu par cette Entente
lever un des verrous freinant l’accès
aux métiers et professions réglementés.
« Cette Entente permettra au Québec
et à la France, dans un contexte de
concurrence mondiale élevé, d’accroître
la capacité de nos entreprises à
recruter plus facilement et plus
rapidement les travailleurs qualifiés
dont elles ont besoin. Dans un contexte
de mondialisation, nous avons le devoir
de développer de nouvelles façons de
faire tout en respectant les principes
fondamentaux que sont la protection du
public, la qualité des services, la
transparence et la réciprocité. C’est le
choix que le président Sarkozy et moi
avons fait. D’ailleurs, je me réjouis de
constater que nos organismes de
réglementation ont emboîté le pas et
fait ce virage avec nous » a déclaré le
premier ministre Charest.
En vertu de cette Entente, chacun des
organismes québécois chargés de la
réglementation et de la délivrance des
permis ou certificats nécessaires à
l’exercice d’un métier ou d’une
profession réglementé, devra conclure
avec son vis-à-vis français un
Arrangement de reconnaissance mutuelle,
consignant les conditions de cette
reconnaissance. Un peu plus d’une
centaine de métiers et professions en
France et au Québec sont concernés par
cette Entente.
La ministre des Relations
internationales du Québec, Monique
Gagnon-Tremblay, a précisé que
« l’Entente aura pour effet de placer
les candidats plus rapidement en emploi
au lieu de les retourner aux études.
Grâce à cette entente nous comptons
réduire de 50 % à 80 % les délais requis
jusqu’à ce jour pour l’obtention du
permis d’exercice. Il s’agit d’une
avancée concrète et sans précédent » a
déclaré la ministre.
Au moment de la signature de
l’Entente par le premier ministre
Charest et le président Sarkozy, les
représentants français et québécois de
plus d’une vingtaine de métiers et
professions ont annoncé qu’ils avaient
commencé leurs travaux en vue de
conclure un Arrangement de
reconnaissance mutuelle et se sont
engagés, par écrit, à le conclure au
cours des prochains mois. Au nombre de
ceux-ci figurent les avocats, les
médecins, les ingénieurs, les
architectes, les pharmaciens, les
vétérinaires, les
charpentiers-menuisiers, les maçons et
les opérateurs d’équipements lourds. Les
organismes visés par l’Entente auront
deux ans pour conclure un Arrangement de
reconnaissance.
« Le nouvel espace économique que
nous voulons pour le Québec s’incarne
parfaitement dans cette entente. Elle ne
représente rien de moins qu’une nouvelle
liberté : la liberté de travailler,
d’être reconnu, de créer et de pouvoir
construire sans contrainte dans le pays
ami. Nous inventons, nous innovons et
nous le faisons en français », a conclu
le premier ministre.
- 30 -
Information : 418 649-2400 poste 57174 |