Espanol English
Imprimer cette pageEnvoyer cette page

Francophonie  

 

Sommet de la Francophonie 2008 à Québec

Le XIIe Sommet de la Francophonie a eu lieu à Québec du 17 au 19 octobre 2008. Les délégations de quelque 69 États et gouvernements ont participé à cet événement, dont 33 chefs d’États et de gouvernement.

Le gouvernement du Québec a profité de la tenue du Sommet pour promouvoir les intérêts du Québec, rappeler le dynamisme de son action au sein de la Francophonie et enfin, renforcer le sentiment d’appartenance des Québécois à cette tribune internationale.

Organisé conjointement par les gouvernements du Québec et du Canada, en partenariat avec le gouvernement du Nouveau-Brunswick, le Sommet de Québec s’est déroulé autour de quatre grands enjeux, soit :

La paix, la gouvernance démocratique et l’État de droit

Le Sommet a permis de relancer et de revitaliser la coopération juridique et judiciaire dans l’espace francophone. Des initiatives concrètes, propres à contribuer au développement d’une société démocratique, ont été proposées afin :

  • de conforter l’action francophone en matière d’alerte précoce, de diplomatie préventive et de médiation ;

  • de renforcer les capacités des États francophones en matière de maintien de la paix ;

  • d’appuyer l'action de la Francophonie en matière d'assistance électorale et d'observation ;

  • de garantir la liberté de presse.

L’environnement, le développement durable et les changements climatiques

Le Sommet de Québec a cherché à soutenir une gestion durable de l’environnement par des actions ciblées, dans le domaine de l’eau et de la forêt notamment. La Francophonie s’est également engagée à se mobiliser pour la ratification des instruments internationaux relatifs à l’environnement et pour mener à bien les négociations dans le cadre de la CCNUCC grâce à une participation francophone concertée. Des engagements concrets ont été pris afin :

  • de renforcer les capacités d’adaptation et d’action des pays en développement ;

  • de développer le transfert de technologie ;

  • de coopérer pour la réalisation de politiques nationales de réduction des gaz à effet de serre.

Langue française

Pour la toute première fois dans l’histoire des Sommets, la question du français a été l’objet d’une séance de discussion qui lui était entièrement consacrée. Sur cet enjeu, le Sommet de Québec a proposé des initiatives communes ou complémentaires reposant sur trois axes :

  • la place du français dans la vie internationale, notamment par un accompagnement des pays qui prendront des initiatives pour développer la formation des diplomates, des fonctionnaires, des interprètes et traducteurs afin de permettre l’application du Vade-mecum sur l’usage du français dans la vie internationale ;

  • la place du français dans les systèmes éducatifs des États et gouvernements et le développement d’un enseignement public et privé de qualité ;

  • la place du français dans la société, plus particulièrement en invitant les membres qui le souhaitent à conclure un pacte linguistique, avec l’OIF et ses opérateurs, qui fixe des objectifs pour favoriser l’utilisation du français sur leur territoire et les moyens nécessaires afin de les atteindre.

La gouvernance et la solidarité économiques

L’ampleur et les impacts possibles de la crise financière mondiale ont été évoqués lors du Sommet. Les membres ont appuyé la tenue d’un sommet international à ce sujet et se sont engagés à participer à l’amélioration de la gouvernance économique mondiale.

Dans ces circonstances, la Francophonie s’est aussi engagée à renforcer la solidarité et la coopération économique entre ses membres ainsi qu’à promouvoir la responsabilité sociale des entreprises et la transparence dans le secteur des industries d’extraction. Les pays ayant le français en partage ont déjà pris certains engagements en la matière, mais pourraient raffermir leur action dans deux domaines principaux :

  • l’initiative de transparence des industries extractives ;

  • la responsabilité sociale/sociétale et environnementale des entreprises.

Haut

L’Organisation internationale de la Francophonie

L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) est une institution multilatérale regroupant 56 États et gouvernements membres et 14 observateurs. Ceux-ci sont répartis sur les cinq continents et comptent plus de 200 millions d’habitants qui partagent ou ont en commun la langue française et certaines valeurs.

Ses priorités d’action dans l’espace francophone sont la prévention des conflits, la consolidation de l'État de droit et de la démocratie, la promotion et l'effectivité des droits de l'Homme. Elle promeut la langue française, la diversité culturelle et se place au service de l'éducation et de la formation. L’OIF est aussi impliquée dans la coopération économique au service du développement durable.

L’organisation est dirigée par un secrétaire général assisté d’un administrateur. Son siège se trouve à Paris et son action s'appuie sur quatre opérateurs :
 

Haut

Le Québec et la Francophonie

Le Québec est un des membres fondateurs de la Francophonie. Son statut de gouvernement participant lui permet de prendre part à toutes les activités et à tous les programmes de la Francophonie, qu'il s'agisse des Sommets ou des conférences ministérielles et autres instances. La Francophonie offre au Québec une tribune internationale où il peut mettre de l’avant les valeurs et intérêts du Québec. Elle constitue un lieu de partage et d’action pour le rayonnement de la langue française, le dialogue des cultures, le respect de l’environnement et la solidarité internationale. Le Québec est très actif au plan de la coopération Nord-Sud.

Conscient du caractère vital des enjeux liés à l'avenir de la Francophonie, le Québec a toujours joué un rôle actif dans la création et le développement des institutions francophones. Si le Québec tient tant à participer à toutes les institutions de la Francophonie, c'est précisément parce qu'il estime que leur mission et leurs actions sont essentielles à son propre avenir et à son propre développement. À travers la Francophonie, le Québec agit sur la scène internationale afin d’assurer sa propre sécurité culturelle et linguistique.

En plus des actions qu’il mène avec les principaux opérateurs de la Francophonie, le Québec participe directement à divers programmes et projets de l’OIF. En voici quelques exemples :

Appui à la démocratie

À la demande de l’OIF, le Directeur général des élections du Québec (DGEQ) a effectué plus de 40 missions d’observation électorale, d’assistance électorale, d’analyse et d’information dans une quinzaine de pays francophones. Une grande majorité de ces missions avaient pour objectif de renforcer la vie démocratique, notamment en formant du personnel électoral. Le DGE a de plus publié un guide pour les missions d’observation électorale.

Centres de lecture et d’animation culturelle

Depuis 1998, et faisant suite à une proposition du Québec, la Francophonie a mis en place dans 18 pays d’Afrique, des Caraïbes, de l’océan Indien et du Moyen-Orient, 213 centres de lecture et d’animation culturelle (CLAC). Les CLAC offrent des espaces de culture et de convivialité (bibliothèques, médiathèques) mais aussi de formation et d’appui au développement local et à la scolarisation.

L’enseignement du français en Asie du Sud-Est

Le Québec, avec ses partenaires français et belge, participe au programme de Valorisation du français en Asie du Sud-Est (VALOFRASE). Ce programme, lancé en 2007, vise l’enseignement du français au Vietnam, au Laos et au Cambodge, du niveau primaire au niveau universitaire. Le Québec, en collaboration avec la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), y participe par l’envoi de formateurs et de coopérants affectés à l’implantation du programme ainsi que par un soutien financier.

Enjeux pour le Québec

L'OIF est la seule organisation gouvernementale multilatérale dont le Québec est membre à part entière. C’est pourquoi il est naturel que celle-ci occupe une place de choix dans la Politique internationale du Québec. L’action du Québec en Francophonie poursuit principalement l’atteinte de trois des cinq grands objectifs énoncés par la Politique, à savoir :

  • renforcer la capacité d’action et d’influence de l’État québécois;

  • promouvoir l’identité et la culture du Québec;

  • contribuer à l’effort de solidarité internationale.

Renforcer la capacité d’action et d’influence de l’État québécois

L’OIF, avec la diversité des pays et gouvernements membres que l’on y retrouve, est un formidable forum Nord-Sud au sein duquel le Québec peut nouer des contacts, construire des relations, faire connaître ses positions et influencer les prises de décisions. Sa participation aux travaux de l’Organisation lui permet de défendre et de faire la promotion des causes qu’il juge prioritaires. Considérant que la Francophonie regroupe près du tiers des États membres de l’ONU, elle offre au Québec une présence appréciable sur la scène internationale.

Le dossier de la Convention sur la promotion et la protection de la diversité des expressions culturelles, adoptée par la Conférence générale de l’UNESCO le 20 octobre 2005, constitue un exemple concret du rôle que peut jouer l’OIF sur la scène internationale. Le Québec avait fait de l’adoption de cette convention une priorité. Il a contribué, au sein de l’OIF, à construire une coalition de pays favorables. L’Organisation elle-même a mené une action vigoureuse. En conséquence, l’écrasante majorité des pays membres de la Francophonie ont voté pour l’adoption de la Convention et le processus de ratification se poursuit présentement avec succès. Dans ce dossier, le Québec a démontré qu’il pouvait exercer une influence réelle sur la scène internationale. Le gouvernement poursuit son action en suscitant sa ratification par le plus grand nombre de pays.

Promouvoir l’identité et la culture du Québec

Seule société majoritairement francophone en Amérique du Nord, le Québec entend affirmer son identité tout en favorisant l’accès aux autres langues et aux autres cultures. Ainsi, lorsqu’il agit sur la scène internationale pour promouvoir ses intérêts, le gouvernement du Québec tient compte de la culture et des valeurs qui forgent l’identité québécoise.

L’un des objectifs constants des gouvernements québécois est d’assurer la protection et le rayonnement de la langue française. Le Québec a été un pionnier en matière de politique linguistique et son expertise dans ce domaine est aujourd’hui hautement reconnue. Le gouvernement croit qu’en apportant cette expertise en Francophonie, il peut jouer un rôle significatif dans le développement des outils de savoir en français. Il attache notamment une grande importance au soutien des programmes d'épanouissement des langues dites partenaires au sein de la Francophonie ainsi qu'à la volonté d'ouverture de l'OIF vers les autres grandes aires linguistiques.

En collaborant avec ses partenaires de l’OIF, le Québec cherche aussi à assurer une présence accrue des contenus et des œuvres francophones en format numérique. Bibliothèque et Archives nationales du Québec travaille d’ailleurs présentement, en collaboration avec d’autres bibliothèques nationales, à la mise sur pied d’un portail des bibliothèques nationales numériques francophones (voir le site du Réseau francophone des bibliothèques nationales numériques).

Contribuer à l’effort international de solidarité

Agir sur la scène internationale est un incontournable pour un État moderne comme le Québec. Les avantages sont indéniables, mais cela comporte aussi des devoirs et des obligations à l’endroit des partenaires avec qui on partage cet espace mondial.

La Francophonie constitue un lieu privilégié de l’action du Québec en matière de solidarité, un organe au sein duquel il peut donner suite à son désir de contribuer à la solidarité internationale, un objectif important de sa Politique internationale. À travers la francophonie et ses multiples opérateurs, le Québec agit à l’intérieur d’un cadre structuré où son engagement s’additionne à celui d’autres partenaires, multipliant ainsi son effet.

Cette solidarité s’exerce dans des domaines où le Québec excelle tels l’enseignement et la formation; la culture, l’énergie et l’environnement; les institutions démocratiques, les droits de la personne, la justice, la protection de la langue et des expressions culturelles; les nouvelles technologies d’information et de communication, et bien d’autres.

Tous ces efforts de solidarité ne pourraient se réaliser sans l’apport essentiel des institutions et des organismes québécois qui œuvrent quotidiennement à la réalisation de toutes sortes de projets de coopération. L’appui et l’engagement de la société civile sont déterminants dans l’atteinte des objectifs du Québec en matière de solidarité.

Haut

Pour en savoir plus

Mise à jour : 2009-03-03


Accès à l'information
Politique de confidentialité
Ministère des Relations internationales



© Gouvernement du Québec, 2009