Constatant l’incidence grandissante des relations internationales dans leurs
domaines de responsabilités, plusieurs États fédérés cherchent à développer les
réseaux qui leur permettent de se regrouper pour œuvrer à l’élaboration de
solutions concrètes. Le Québec entend favoriser l’essor de ces réseaux
Régions partenaires
Les regroupements d’États fédérés
tendent par ailleurs à s’élever
au-delà des considérations
strictement géographiques et à se
rassembler sur la base d’autres
affinités. Le Québec est cofondateur, avec
la Bavière, des
Régions partenaires incluant la
Haute-Autriche, le
Shandong, le
Cap Occidental,
São Paulo
et, depuis 2008, la Géorgie. Le Québec entend poursuivre son engagement dans les forums lui permettant de s’associer à d’autres
gouvernements régionaux.
En Europe
L’action des Régions et États fédérés se dynamise autour de forums politiques
communs à l’instar de la Conférence des régions à pouvoirs législatifs
et de
l’Assemblée des régions d’Europe où le Québec siège comme observateur.
Il y retrouve notamment ses partenaires de Wallonie, de Flandre, de Bavière
et de la Catalogne
qui facilitent de surcroît son accès aux institutions et aux marchés européens.
En
Amérique du Nord
Le Nord-Est de l’Amérique n’échappe pas à cette tendance
au regroupement de régions et États fédérés. Le Québec participe ainsi aux
sommets Hémisphéria regroupant des États américains, mexicains et canadiens. Dans un contexte où la qualité de
l’air, l’encadrement du marché énergétique et la sécurité des chaînes d’approvisionnement
doivent faire l’objet d’un concertation des États et des provinces concernées, la
Conférence
des gouverneurs de la Nouvelle-Angleterre et des premiers ministres de l’est du Canada dont le Québec est membre permet d’élaborer les consensus qui façonnent
l’espace régional.
Comme membre associé du
Conseil des gouverneurs des Grands Lacs au même titre que l’Ontario, le Québec est également en relation directe
avec plusieurs États comptant parmi les plus populeux et les plus industrialisés des États-Unis.
Il partage avec eux nombre d’intérêts communs, à commencer par la gestion du bassin des Grands
Lacs et du Saint-Laurent.
Un instrument international signé par des États fédérés
Conclue en 2005 avec l’Ontario et les huit États américains riverains des Grands Lacs,
l’Entente sur les ressources en eau durable du bassin des Grands Lacs et du fleuve Saint-Laurent est un instrument
international qui regroupe pour la première fois les États fédérés des deux pays en vue de garantir
l’intégrité du plus important réservoir d’eau douce du
monde.
À l'initiative du Québec et de la
Bavière, les États membres de la
conférence des régions partenaires
ont accepté à l'unanimité
d'accroître leurs efforts de
réduction des émissions de gaz à
effet de serre. Les chefs de
gouvernement de la Haute-Autriche,
de Saõ Paulo, du Cap-Occidental et
du Shandong ont ajouté leurs voix
lors du Sommet de juillet 2006 à
Linz à la
Déclaration d'intention sur les
biocarburants, signée par le
Québec et la Bavière lors de la
conférence de Montréal en décembre
2005. En vertu de cette déclaration,
les partis conviennent de conjuguer
leurs efforts pour accroître
l'utilisation de biocarburants dans
le domaine des transports et de
favoriser la recherche pour la mise
au point de nouvelles sources
d'énergie produites à partir de la
biomasse.
Pour
en savoir plus
Étude comparative sur les relations
internationales du Québec et de
quelques États fédérés (PDF
378,54 Ko) produite par
L'observatoire de
l'administration publique - Étude nationale
d'administration publique (ENAP)
à l'automne 2006 :
L'État québécois en perspective
- Politiques publiques - Les
relations internationales du
Québec comparées
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