|
Le 12 janvier 2010, un terrible séisme
ébranle Haïti. En réponse à cette tragédie,
une aide financière d’urgence de 3 M$ est
versée le 18 janvier par le gouvernement du
Québec à 5 organismes de coopération
internationale œuvrant déjà en Haïti dans le
cadre d’opérations humanitaires :
|
|
 |
|
Photo: Médecins
du monde |
À la demande du Consulat général d’Haïti à
Montréal, le ministère de la Santé et des
Services sociaux (MSSS) met également à
disposition
d’Haïti du matériel et des
fournitures médicales d’une valeur de
580 000 $.
Les interventions d’urgence impliquent
plusieurs ministères québécois dont :
- le ministère des Relations
internationales (MRI)
- le ministère de l’Éducation,
du Loisir et du Sport (MELS)
- le ministère de
l’Immigration et des Communautés culturelles (MICC) et le
ministère de la Sécurité publique (MSQ).
|

|

|

|
|

|
Exemples d'actions mises en oeuvre...
-
Accueil de 4278
ressortissants canadiens, souvent
d'origine haïtienne
-
Ouverture de
3 centres d'aide multiservices
-
Exemptions de frais de scolarité à
quelques 110
haïtiens
-
Programmes de
parrainage humanitaire
|

|
|

|

|

|
Un engagement à moyen et long terme
Au-delà de l’aide d’urgence, le gouvernement
québécois maintient un engagement à moyen ou
long terme.
Parmi les actions entreprises, notons :
- Le déploiement de trois
experts en réadaptation physique en Haïti au
cours de l'année 2011. Ce
projet, doté d’un budget de 90 000 $, permet un
travail d’appui et de formation auprès du personnel
local haïtien et a été rendu possible par le MRI et le MSSS
en association avec Handicap International, un
organisme de la société civile québécoise.
- L'octroi d'une aide de 1
M$ pour la relance du crédit en Haïti en janvier
2011 par le ministère des Relations
internationales, en collaboration avec
Développement International Desjardins (DID) et le
réseau des caisses haïtiennes Le Levier.
- La tenue d’une rencontre
de consultation sur Haïti, le 22 mars 2010,
présidée par le ministre des Relations
internationales. Elle réunissait les
principaux acteurs québécois actifs en Haïti, soit :
- des organismes de
coopération internationale
- des universités et des
collèges
- des municipalités
- des entreprises
- des représentants de la
diaspora haïtienne.
- L’établissement d’un
comité ministériel pour Haïti, également présidé
par la ministre des Relations internationales. Les orientations
stratégiques du Québec y sont définies afin de
coordonner l’effort gouvernemental québécois.
- La réalisation d’une
mission en Haïti par le ministre des Relations
internationales, les 30
avril et 1er mai 2010 afin :
- d’avoir une vision
terrain de la situation
- de constater le travail
réalisé par les 5 organismes bénéficiaires de
l’aide financière d’urgence du Québec (3 M$)
- de rencontrer les
autorités politiques haïtiennes, notamment le
président de la République, René Garcia Préval
- de sonder les besoins du
gouvernement haïtien qui pourraient être comblés
par l’expertise québécoise
- d’apporter un soutien au
centre des médias mis sur pied par l’organisme
Reporters sans frontières.
- De multiples rencontres
avec d’importants acteurs haïtiens :
- M. Jean-Max Bellerive,
premier ministre d’Haïti
- M. René Préval,
président d’Haïti
- M. Ronald Baudin,
ministre de l’Économie et des Finances
- M. Paul Antoine
Bien-Aimé, ministre de l’Intérieur et des
Collectivités locales
- M. Edwin Paraison,
ministre des Haïtiens vivant à l’étranger.
- Une présence du Québec
aux conférences majeures concernant la relance
d’Haïti, que ce soit au Québec ou ailleurs dans
le monde, dont la conférence internationale des
donateurs pour un nouvel avenir en Haïti, le 31 mars
2010, au siège des Nations Unies à New York.
Les interventions du Québec pour Haïti
À partir des enseignements tirés des
consultations effectuées en Haïti auprès de
la diaspora et auprès des partenaires
québécois actifs en Haïti, le Québec a
identifié plusieurs interventions qu’il
entend déployer en Haïti. Ces interventions
se structureront autour de deux axes
:
|
|
 |
|
Photo: CECI,
Jean-François Lemire |
- le partage de l’expertise,
et
- le soutien au développement
économique.
Par ailleurs, l’engagement historique du
gouvernement québécois en appui à la société
civile sera maintenu.
En parallèle, le Québec tirera avantage de
sa présence dans les grandes enceintes internationales en prolongeant son action de
concert avec les autres acteurs de la communauté internationale, l’Organisation
internationale de la Francophonie (OIF),
l’UNESCO
et l’Organisation
des États Américains (OEA).
Les actions que le Québec menait déjà en
Haïti avant le séisme se poursuivront.
Les activités du
Projet d’appui au
renforcement de la gestion publique en Haïti
(PARGEP) ont déjà repris et les projets des
organismes de coopération internationale
continueront à être appuyés dans le cadre du
Programme québécois de développement
international (PQDI).
L’action du Québec en Haïti antérieurement
au séisme
Bien avant le séisme du 12 janvier 2010,
Haïti était une priorité de la Politique
internationale du Québec, au chapitre de
la solidarité internationale. Les éléments
rendant particulière la relation entre le
Québec et Haïti sont nombreux, parmi eux :
- le partage d’une langue
commune
- la proximité géographique
- l’importante communauté
d’origine haïtienne présente en sol québécois.
Programme québécois de développement
international (PQDI)
Haïti est le premier pays bénéficiaire du
Programme québécois de développement
international (PQDI). Depuis 1997, plus
d’une centaine de projets ont été
appuyés, pour une enveloppe globale de
plus de 9 M$.
Le Québec a signé une entente tripartite
avec Haïti et le Canada pour la mise en
œuvre, par l’École nationale d’administration
publique de Québec, du
Projet d’appui au
renforcement de la gestion publique (PARGEP).
Le projet quinquennal (2007-2012) a pour
objectif de faciliter le transfert de
l’expertise de l’administration publique
québécoise vers l’administration
haïtienne afin de contribuer au renforcement
de la haute fonction publique en Haïti et à
améliorer les services publics offerts
à la population haïtienne. La contribution
du gouvernement du Québec, sous forme de
salaires des ressources humaines de ses
ministères et organismes qui interviennent
dans le projet, s’élève à 1,5 M$.
Des liens solides
Le Québec a établi des liens directs avec
le gouvernement haïtien. Le premier
ministre a rencontré à plusieurs reprises le
président, M. René Préval, et a réalisé une
mission en Haïti en 2005. En janvier et en
mars 2010, il a rencontré le premier
ministre haïtien, M. Jean-Max Bellerive.
Le Québec et Haïti ont également signé la
Déclaration commune de coopération dans les
domaines de la culture et de la
communication, en marge du Sommet de la
Francophonie de Québec, le 18 octobre 2008.
En éducation, une entente concernant des
exemptions des droits de scolarité majorés
est en cours de renégociation.
Pour sa part, le
Centre de valorisation internationale de
l’expertise publique québécoise (CVIEPQ)
mène plusieurs projets en Haïti, qui
représente le territoire où le Centre est le
plus actif. Il y mène actuellement 3
projets, dont une participation au projet de
l’Organisation des États américains sur la
modernisation et l’intégration du registre
de l’état civil en Haïti.
Il est également important de mentionner la
présence de policiers québécois,
provenant de plusieurs corps policiers de la
province au sein de la Mission des Nations
Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH).
Hydro-Québec est présente auprès
d’Électricité d’Haïti (EDH) depuis plusieurs
années afin de renforcer ses capacités de
gestion et d’action. Enfin, les maires de
Montréal et de Port-au-Prince ont signé,
le 10 décembre 2007 à Montréal, un protocole
de coopération pour la période de 2008 à
2013.
 |
|
Photo: Centrech |
|